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3 conseils pour acheter en pleine conscience

« Faire preuve d’éthique », « agir responsable », « concevoir durable », avez-vous remarquez comme ces expressions font dorénavant partie de notre quotidien ? Que ce soit dans les magazines, les spots publicitaires ou encore dans la bouche des vendeurs, l’enjeu environnemental est devenu un argument commercial majeur. Un produit ne se vend plus uniquement pour ses qualités premières, il faut désormais qu’il soit conçu sinon pour sauver la planète à minimas pour limiter son impact. Des rayons entiers sont devenus « verts », chaque produit se voit attribuer de nouvelles propriétés, plus ou moins vertueuses et plus ou moins fondées. Chacun surenchère et les mentions écologiques se multiplient : logos d’ONG ou d’associations écologiques, écolabels européens ou nationaux, logos de distributeurs ou de marques, ceux qui concernent les emballages et ceux qui s’appliquent à la composition du produit. Alors au milieu de cette cacophonie marketing, comment s’y retrouver ? Comment distinguer une démarche sincère d’une pure opportunité marketing ? De ce phénomène est née une nouvelle expression pour qualifier les motivations de certaines entreprises : le « greenwashing ». Afin d’y voir un peu plus clair et d’acheter en pleine conscience, voici trois conseils à mettre en pratique lorsque vous aurez besoin d’acheter des produits d’habillement.

Ce qu’il faut bien comprendre avant toute chose c’est que le produit ayant “zéro impact” n’existe pas et au risque de vous décevoir, il n’y a pas non plus de solution miraculeuse. Il faut désormais en tant que consommateur faire plus que jamais des choix. En fonction de ses besoins, de ses envies et de ses valeurs, il faut opter pour la meilleure alternative à ses yeux.

  • En entrant dans une enseigne, commencez par observer l’agencement des produits et essayez de mesurer approximativement la part de produits dits écoresponsables sur l’ensemble des produits vendus dans le magasin. En effet, plus cette part sera importante plus elle prouvera le sérieux de la démarche d’une marque. Un produit en tête de gondole « histoire de » versus des rayons entiers de produits conçus dans un souci d’éco-responsabilité sont à mon sens un premier indice éloquent. Car dans le premier cas, on est en droit de s’interroger, pourquoi se limiter à quelques produits et ne pas agir sur l’ensemble des collections ?
  • Ensuite, il vous faudra prendre le réflexe de lire (parfois déchiffrer) les étiquettes. Le pays d’origine de fabrication ou « made in » vous donnera une idée de l’impact carbone du vêtement, des conditions de travail et de la rémunération des personnes qui ont confectionné le produit entre vos mains. Par la suite, il y a la composition du vêtement. On trouve majoritairement des matières conventionnelles naturelles comme le coton ou issues de la pétrochimie tel que le polyester, le polyamide ou l’élasthanne. Dans le cas d’un produit présenté comme éco-reponsable, la matière est bien souvent ce qui lui confère son caractère éthique. Faites attention aussi aux pourcentages qui permettent de se faire une idée réelle de la part de fibres naturelles, recyclées ou bio contenu dans un produit et au passage de comprendre s’il y a entourloupe ou pas.
  • Enfin, le prix. Alors ce n’est certes pas parce qu’un produit est onéreux qu’il y a là un gage de qualité et de durabilité, néanmoins méfiance vis-à-vis d’un produit soit disant éco-responsable vendu au même prix qu’un produit classique. Il y a certainement « anguille sous roche ». Peut-être qu’un effort a été fait sur la matière mais probablement au détriment d’une autre étape sur la chaîne de valeur afin de garantir ce prix. Au hasard, la juste rémunération des couturier(e)s.

S’il est certain que chaque entreprise est libre de décider par elle-même du sérieux avec lequel elle souhaite mettre en œuvre ses stratégies de marketing vert et de la façon dont elle les communique au monde extérieur, elle doit se montrer crédible si elle veut convaincre. Cela passe par des messages compréhensibles, des données quantitatives et tangibles. Parler de ses objectifs c’est bien, mais viser des objectifs radicaux et à court terme c’est mieux. Exit les belles promesses pour 2030, il faut agir maintenant. Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà palpables et l’avenir est trop incertain pour que nous puissions attendre un jour prodigue. Nous voulons du concret et de l’immédiat. Les marques de mode ont le pouvoir de faire que la mode durable soit à la fois cool et désirable mais elle doit maintenant se réinventer soutenue par la recherche scientifique et technologique. Pour autant, la course à l’innovation et au progrès est-elle vraiment la réponse à tous nos maux ? N’est-il pas grand temps de faire un pas de côté par rapport à notre consommation individuelle et collective. L’éco-responsabilité n’est à mon sens qu’un remède, acheter moins voilà LA solution pour réduire notre impact.

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